Le Feu de Dieu, Pierre Bordage

Le Feu de Dieu, Pierre Bordage dans Yes !

Aaaaahhhhhh…. Pierre ….. Après l’avoir croisé et échangé quelques mots avec lui, il me serait difficile, quand bien même cela serait nécessaire, d’écrire quoi que ce soit de mal sur son travail. Et ce n’est pas nécessaire, puisque le Feu de Dieu est un bon roman, efficace, dans lequel on ne s’ennuie pas une minute. Je dirais qu’il est un peu plus « prévisible » que ce qu’il a pu écrire en SF notamment, et qu’il n’y a rien de particulièrement révolutionnaire dans la vision qu’il nous donne d’un monde post apocalyptique. L’histoire est assez simple. Sous l’impulsion du personnage principal Franx, une petite communauté s’est rassemblée dans une ferme du Périgord, le Feu de Dieu, qu’ils ont équipée et aménagée pour résister à la fin de la civilisation telle que nous la connaissons. Comme cette apocalypse tarde à arriver, la communauté se dissout, et laisse seuls au Feu de Dieu la femme de Franx et ses deux enfants, Théo et Zoé, avec un sinistre personnage surnommé le Grax par Théo, Le cataclysme survient quand Franx se trouve à Paris, à 500 km du Feu de Dieu. Franx entreprend alors de rentrer dans le Périgord à pied, dans un monde plongé dans le froid et la nuit perpétuelle. Sur sa route il va croiser quantité de personnages, dont une petite fille aux étranges pouvoirs, qu’il va prendre sous son aile malgré sa volonté de se blinder et de se fermer à toute compassion sur la route qui doit le ramener vers les siens. C’est au cours de ce voyage éprouvant qu’il va comprendre qu’il s’est trompé en faisant du Feu de Dieu un bunker. La solution n’est pas dans la paranoïa sécuritaire dans laquelle il a voulu enfermer les siens, mais bien dans l’ouverture aux autres, et dans le partage. Rien donc de particulièrement nouveau, mais Pierre Bordage a ce talent rare des conteurs qui vous piègent aux premiers mots, et vous captivent jusqu’aux derniers. Je me laisse glisser dans ses histoires avec délectation, je peux presque l’entendre me les raconter. Le Feu de Dieu n’est pas mon préféré, mais c’est du Bordage, et Bordage, c’est bien.



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